LA VOIE DU ฿ITCOIN

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de la souveraineté

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dimanche 1 janvier 2017

54- La monnaie de Marie-Thérèse défie toutes les règles

Bitcoin est une monnaie sans Etat, ce qui fait l'admiration des uns et clôt la discussion pour les autres, ceux qui ajoutent aux fonctions de la monnaie une essence politique qui ne saurait être que nationale, la nature supra-nationale de l'euro ne permettant même pas de rouvrir le champ des possibles. Sans essence régalienne et sans régulation politique Bitcoin ne sera jamais, disent-ils, et quelque soit son succès, qu'un actif spéculatif couplé à un processeur de paiement, pas une monnaie dans toute la majesté de la chose.

effigie r1780L'étrange destin international, et même méta-national, d'une grosse pièce d'argent, bien que portant l'effigie et le nom d'une grande souveraine, nous offre l'occasion de bousculer bien des dogmes régaliens qui encombrent encore les analyses.

Ce thaler aurait pourtant pu n'être que l'une des centaines de pièces frappées en Europe à partir du moment où d'énormes quantités d'argent furent extraites des mines de Bohême. Avant d'aborder son destin incroyable, il faut dire un mot du thaler et de Marie-Thérèse.

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jeudi 12 mai 2016

46 - La Banque a les jetons

Une version abrégée et sans illustration de cet article a été publiée sur le Cercle des Echos pour présenter mon idée d'une nouvelle économie du token.

Le mot token a fait son apparition, assez timidement, dans la cryptosphère. Au vrai, pas plus que le mot blockchain il n'apparaît nulle part dans l'article fondateur de Satoshi Nakamoto en 2008. Mais lui, il a des racines historiques anciennes.

Une page wikipedia token présente de ce mot plusieurs acceptions données à tort comme des homonymes, dont quatre significations liées à l'informatique, sans allusion aux actifs cryptomonétaires, et une référence renvoyant à la page consacrée aux tokens britanniques décrits comme des jetons de paiement illégaux du 17ème au 19ème siècle.

Une fausse monnaie pour le bien commun ?

Sur la page wikipédia consacrée au token britannique cette notion d'illégalité réapparaît, mais pas de façon aussi brutale, et on trouve un exposé historique très complet des différentes phases d'émission de ces petites monnaies privées tolérées par le pouvoir et largement utilisées dans le commerce pour de nombreuses raisons tant et si bien que l'on voit un tisserand (John Fincham à Haverhill dans le Suffolk) apposer sur son demi-penny la fière mention pro bono publico.

HAVERHILL MANUFACTORY 1794

En partant des tokens du passé, je vais tenter d'explorer ce qui pourrait être imaginé aujourd'hui pro bono publico .

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jeudi 5 mars 2015

14 - Gainsbarre se goure

Je ne vais pas parler ici du bitcoin sinon en filigrane. Poursuivant mon décapage des poncifs repris en boucle contre cette nouvelle monnaie, j'ai abordé (dans le billet 13) sa prétendue absence de réalité financière. Je crois avoir montré qu'elle résidait dans son utilité peut-être plus proche de celle d'un timbre que de celle d'un billet.

Autre grief plus basique encore, son absence de réalité tangible est souvent avancée, critique qui s’accompagne généralement du geste élégant par lequel le pouce avant droit du primate financier effleure rapidement la pulpe de son index. Et comme, effectivement, le bitcoin n'est guère tangible, il m'est venu à l'esprit de me demander si le cash l'était davantage. Qu'est-ce qu'on palpe avec le cash, et qui manquerait au bitcoin?

A l’heure où les Etats les plus solides émettent des emprunts à taux négatifs tandis que l’Union Européenne, entre pillage et rançon, organise et légalise des ponctions directes sur les comptes en banque (lire l'utile avertissement de Philippe Herlin dans les liens en bas de ce billet), il ne serait pas illogique de conserver son pécule en billets de banque. Et c’est bien ce que font un grand nombre de particulier, d’autant que leur détention comme leur dépense bénéficient d’une appréciable discrétion.

Quelle est la vraie nature de ce billet de banque, qui au bout de 4 à 5 générations (pas davantage, en fait) a plus ou moins remplacé l’or dans les représentations spontanées de la richesse financière ? Peut-être la découvre-t-on, comme celle du diamant (billet 12), en le brûlant ?

gainsbourg

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