Le Prix Tulipe

Le Prix Tulipe, désormais cité par la presse économique (article de Capital en mars 2018) est le nom abrégé du « prix de La Voie du Bitcoin en sciences économiques en souvenir de Charles Mackay ».

Charles Mackay (1814 - 1889) n'avait rigoureusement aucune formation économique, ni historique. En fait il n'avait aucune formation du tout, ce qui lui permit d'être journaliste et d'écrire sur à peu près tout et n'importe quoi, des petits articles et même des chansons. De son vivant, personne ne le prit au sérieux. Aujourd'hui il est cité comme un maître à penser par des banquiers, des professeurs d'économie, des journalistes spécialisés, des journalistes non spécialisés, des commentateurs sur les réseaux sociaux et même le cireur de chaussures que tous les précédents méprisent.

Popular delusions and the madness of crowds

C'est l'épisode de la tulipmania de 1637 aux Provinces-Unies, telle qu'il la narre avec verve (mais sur la base de récits de calvinistes ronchons postérieurs aux événements) qui a fondé la science moderne des bulles financières.

Anne GoldgarOn peut lire ici ce que j'ai écrit de la crise de 1637. Le site Smithonian, généralement respecté, rappelait lui aussi en septembre 2017 qu'il n'y a pas eu réellement de fièvre des tulipes.

Anne Goldgar (King's College de Londres) a publié un livre important sur ce sujet complexe, livre que les intellectuels cités ci-dessous ont su brillamment résumer en quelques boutades. Elle a eu droit à une mention dans une émission de BBC Radio4 en mai 2018 mais cela ne risque pas de tarir le sujet.

L'attribution du prix est évidemment un choix subjectif, presque affectif. Je le fais seul, mais j'accepte volontiers les recommandations de mes amis. Il y aurait plus de deux millions de pages comportant les mots Bitcoin et Tulip sur Internet. Ils ne peuvent être tous distingués. Le prix n'est attribué qu'aux historiens du dimanche et intellectuels médiatiques de langue française, même si pour les besoins de la cause ils s'expriment à l'occasion dans la presse étrangère.

Citons d'abord les profonds penseurs de langue étrangère qui ont contribué à enrichir notre connaissance de l'épisode de 1637 et notre compréhension de la finance décentralisée :

  • Nout Wellink, ancien patron de la Banque Centrale des Pays-Bas, visionnaire déclarant dès 2013, soit avec 4 ans d'avance sur la meute, que « au moins à l'époque on avait une tulipe, là vous n'aurez rien» avancée théorique remarquable désormais dénommée argument Wellink ;
  • Jordan Belfort ("Wolf of Wall Street") pour sa mention de la tulipe le 11 décembre 2015 sur CNN.
  • Jamie Dimon, patron de Morgan (l'institution qui a payé le plus d'amendes et de transactions pour fraudes diverses), affirmant le 12 septembre 2017 sur CNBC que le Bitcoin était une fraude « pire que les bulbes de tulipes » ;
  • Vitor Constancio, vice président de la BCE, le 22 septembre 2017 (un coup de chapeau au site Le Monde qui cite la chose avec une erreur d'un siècle tout rond) ;
  • Sundeep Gantori et Paul Donovan, respectivement analyste et chef économiste chez UBS pour la note "Cryptocurrencies, Beneath the bubble" diffusée le 12 octobre 2017 ;
  • Willem Buiter, chef économiste de Citigroup le 8 décembre 2017 répétant sur Bloomberg presque mot à mot les saillies de M. Dimon;
  • Georges Soros, un homme qui n'aime pas la spéculation, pour son discours assez pathétique sur Bitcoin au Forum de Davos en janvier 2018 (3ème minute)même si l’auditeur doit penser qu’il vient de perdre une heure. Il semble que le groupe Soros se soit récemment intéressé à Bitcoin
  • Warren Buffet pour son discours du 7 mai 2018 sur CNBC, dont on a surtout retenu la "mort aux rats au carré", expression bizarre (allusion à la loi de Metcalfe? terreur infantile?) dont on voit mal le point d'appui dans la réalité.
  • Gabriel Makhouf, membre du conseil de direction de la Banque centrale européenne et gouverneur de la banque centrale irlandaise pour ses déclarations de février 2021 (Bloomberg) : "Il y a 300 ans, les gens misaient sur les tulipes parce qu’ils pensaient que c’était un bon investissement".
  • Luke Ellis, patron de Man Group pour son jugement expéditif dans le FiTi du 26 juillet 2021.

Citons à part, avc mention, les lauréats les doubles prix Nobel / prix Tulipe :

la double peine ?

Citons les lauréats du Prix Tulipe qui appartiennent au mode de ceux qui comptent :

  • Jean-Pierre Landau qui, dès 2014, alors qu'il était sous-gouverneur de la Banque de France, a écrit dans le FiTi que Bitcoin était « la tulipe du 21ème siècle». Il a depuis lors été chargé, en janvier 2018, par le ministre Bruno Lemaire d'une mission d'études sur les cryptomonnaies. Cette mission a accouché d’un rapport plutôt bien fait, écrit sinon à quatre mains, du moins avec un pied sur le frein – celui du signataire – et un pied sur l’accélérateur – celui d’un jeune inspecteur des Finances. Ledit rapport est disponible en ligne, et sur les étagères du Ministère, au sous-sol.
  • remise du prixJean-Claude Trichet, ancien patron de la BCE a amplement mérité le prix pour son allusion aux tulipes le 17 mars 2021 dans une interview à La Tribune ; mais dès le 2 octobre 2016 il s’était brillamment signalé à l’attention du public érudit par un entretien sur France Inter où, se définissant lui-même comme « un vrai geek » il avait défini la blockchain comme « détachable du bitcoin ». Avant le Prix Tulipe, il reçut donc le titre de « Monsieur Propre » .
  • Cyril de Montmarin, Associé gérant de Rothschild & Cie pour son article du 8 octobre 2017 dans les Echos, "Monnaies 2.0 ou bulbes de tulipes ?" ; mais le mot n’apparait que dans le titre de l’article : si ça se trouve, le prix devrait revenir au titreur…
  • Jean-François Faure (Aucoffre.com) pour son article " Bitcoin : la question n'est pas de savoir si la bulle va éclater mais quand" sur Challenges le 13 novembre 2017 (voir son commentaire charmant ci dessous ! ) ;
  • Robert Haddad (Banque SBA,et CFAT) pour son interview du 29 novembre 2017 sur Capital ;
  • Alain-Pierre Fischer, CEO du pôle Global Banking & Investor Solutions du groupe Société Générale pour un article publié le 15 janvier 2018 et qui réserve les tulipes pour sa conclusion ;
  • Emmanuelle Assouan, adjointe au Directeur des moyens de paiement de la Banque de France, faisant un récit fort vague appuyé sur un graphique imaginaire, devant la commission des Finances du Sénat, le 7 février 2018 ; son Prix Tulipe a cependant moins fait pour sa notoriété chez les bitcoineurs que son son enregistrement-culte concluant par le mythique « N’y touchez pas ». C’était en 2018, à moins de 8.000 euros.
  • au rédacteur anonyme du Focus n°16 de la Banque de France qui répète cela avec une courbe bidonnée où le tracé en pointillé par Earl Thomson ( quand on entre dans un marché d'options) devient un tracé en plein (comme pour un marché comptant). Ce réquisitoire au vitriol a eu les honneurs d'un article un peu ironique de Capital. Comme quoi le mieux est l'ennemi du bien, et il faudra apprendre à se montrer plus subtil contre Bitcoin ;
  • Mme Michala Marcussen, Chef Economiste du Groupe et Directrice des Etudes économiques et sectorielles, pour son article dans Banque & Stratégies n°366 de février 2018, où elle semble prendre ce faiseur de Mackay pour une référence historique. A lire pour quelques idées originales (" il faut une cryptomonnaie qui constitue la base monétaire et une autre qui constitue la monnaie scripturale") : OK mais la base monétaire, c'est le Bitcoin ? à suivre...
  • M. Olivier Klein, patron de la BRED et prof à HEC qui n'hésite pas à théoriser (il a raison) sur l'utilité d'une vision historique pour juger de l'innovation, mais commence son speech par la tulipe et enchaine en confondant monnaies privées et monnaies communes. C'était aux rencontres économiques d'Aix-en-Provence en juillet 2018, et toute la séquence est une navrante confrontation des anciens pompeux et satisfaits et de modernes légitimement inquiets ;
  • M. Michel Bertrand, Head of Central Banks Sales chez CA CIB, DEA Droits des Affaires 1988, pour sa riche analyse du caractère "conjoncturel" des tulipes et de Bitcoin dans un petit commentaire désinvolte sur LinkedIn.
  • Raphaël Rossello, ex Rothschild, Managing Partner chez Invest Securities, banquier d'affaires spécialisé dans les PME et plutôt adversaire de la dette et de sa fausse croissance pour le court passage de sa prestation de mars 2021 sur ThinkerView, bien étayée, mais où il déraille sur Bitcoin et la tulipe, qu'il place au 16ème siècle et sur laquelle il semble n'avoir qu'une information superficielle, de 2ème ou 3ème main ! Monsieur Rossello a, neuf mois à peine plus tard fait amende honorable et il faut lui reconnaitre ce rare courage. Il est devenu supporter de Bitcoin !
  • François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France, pour une déclaration lors d'un forum sur l'innovation organisé par la BRI citée par l'AFP et le Figaro du 22 mars 2022.

Et achevons cette liste déjà bien longue par les lauréats qui appartiennent à ceux qui causent ou qui gribouillent :

  • Thierry Philipponnat, directeur de l'Institut Friedland, pour son article du 24 août 2017 " Le Bitcoin n'est pas une monnaie" où il affirme que « le prix d’un bulbe de tulipe atteignit, avant de s’effondrer, celui d’un hôtel particulier à Amsterdam » ce qui est exagéré d’un facteur 10.;
  • Charles Sannat, pour son article du 4 octobre 2017 sur le site Insolentiae où il explique que « la bulle sur le Bitcoin est à peu près aussi gigantesque que celle sur les bulbes de tulipes aux Pays-Bas dans en 1637 et l’engouement aussi ridicule » mêlant ainsi harmonieusement l’approximation et le subjectif ;
  • Marc Rousset, pour son article " Un exemple type de la folie spéculative contemporaine, le Bitcoin" du 15 novembre 2017 sur Boulevard Voltaire ;
  • Marc Touati pour son billet Bitcoin, révolution ou arnaque du siècle?, publié le 17 novembre 2017 ;
  • Jean-Marc Daniel pour son récit incroyablement pittoresque le 29 novembre 2017 sur BFM Business d'un événement qu'il semble venir de commémorer par un banquet bien arrosé avec le climax atteint sur le récit du bulbe dévoré, un détail risible forgé par Mackay et popularisé en France par une pièce de Jacques Normand en 1880 ;
  • Jean-Marc Sylvestre pour son article du 7 décembre sur Atlantico ;
  • Stéphane Lauer pour son article dans le Monde du 4 décembre "Le bitcoin, un bulbe de tulipe 2.0 ?" dans lequel il faut bien dire qu’il montre une réelle connaissance du sujet, ce qui le distingue de presque tous les autres. ;
  • Marie Charrel, pour son article du Monde " La frénésie autour du bitcoin rappelle qu’il n’y a pas d’économie sans bulles" le 26 décembre 2017, mention de la tulipe assortie d'une délicieuse allusion au fait que nous avons "la mémoire courte" ... Bitcoineurs, je hais les mensonges qui vous font tant de mal ?
  • François Lenglet, pour son analyse très fine dans l'émission C'est dans l'air du 29 décembre 2017 (voir vers 4'30" ici).
  • Eric Chaney, président de Echo (Institut Montaigne) pour son article du 18 janvier 2018 sur LinkedIn, avec une mention spéciale puisque cet historien révisionniste fait importer les tulipes de Chine au 17ème siècle, une variante intéressante du récit.
  • Thomas Veillet pour son article de janvier 2018 sur Investir.ch commençant par un assez comique "Il faut savoir qu’en 1637, les Hollandais étaient devenus complètement fous" digne d'un album d'Asterix.
  • Vincent Chriqui, X-ENA, ancien patron du "Centre d'analyse stratégique" du gouvernement français, pour son article dans la Tribune du 10 mars où il passe en revue à peu près tous les arguments de Bitcoin pour les réfuter avec plus ou moins de précision ou de bonne foi. Naturellement l’histoire des tulipes, qui se passe « aux Pays-Bas », fait partie du parcours imposé. Elle est traitée avec la discrète touche d’humour de connivence et la petite citation réputée drôle du considérable Nout Wellink, précédemment cité, mais aussi avec une incompréhensible fantaisie comptable. Car si « en 4 ans, le prix d’un bulbe de tulipe a été multiplié par 200 : à la fin, un bulbe pouvait être vendu pour 10 années de salaire d’un travailleur » cela établirait le prix normal du bulbe à 18 jours de salaire, ce qui serait déjà extravagant. Le polytechnicien a dû se planter quelque part.
  • Édouard Camblain, responsable projets stratégiques de Société Générale Private Banking, et de Daniel Haguet, professeur de finance à l'EDHEC Business School pour leur pompeuse démonstration publiée en mai 2018, et assise sur les écrits de Richard Thaler. Le bitcoin s’y trouve passée à la moulinette comportementale. Pourquoi pas, puisqu’elle s’applique à toutes les activités financières ? Mais peut-être pas « à l’image d’autres crises particulièrement bien documentées telles que celle des bulbes de Tulipes en Hollande en 1637 ». Car la documentation sur les tulipes ne ressemble pas à ce dont nous disposons aujourd’hui pour tracer des courbes. Les écrits de Thaler interviennent ici simplement comme argument d’autorité.
  • Sabinien de Rivet et Lina Kortobi du Journal LIbération pour un article du 13 février 2019, assorti de la petite touche climatique pour flatter la gentry urbaine. Il y renvoie en fait, ce qui est sage pour un jeune journaliste, à un article que son patron, Vittorio de Filippis (docteur en économie) avait consacré l’année précédente aux même tulipes, présentées comme cas d’école de toutes les crises suivantes… mais sans référence à Bitcoin. Une mention pour l’histoire de l’oignon mangé, ici par un marin, et avec du hareng rouge. Où vont-ils chercher cela ? On y trouve surtout, citations de Galbraith ou de Orlean à la clé, tout ce qu’il faut pour faire la morale aux bitcoineurs. Mais quitte à citer Galbraith, pourquoi ne pas appliquer à tous les grands banquiers lauréats du Prix Tulipe cette pertinente réflexion reproduite par de Filippis : « dans toutes les attitudes libérales, il y a une forte tendance à croire que plus un individu possède ou gère d’argent, plus profonde et magistrale est sa vision des phénomènes économiques et sociaux, et plus subtils et pénétrants sont ses processus mentaux » ?
  • Miville Tremblay, Senior Fellow à l'Institut C. D. Howe, et Fellow Invité au Cirano, ex banquier central, pour un article paru dans la presse canadienne où « tout bien considéré il préfère la tulipe au bitcoin ». Plus rhétorique que scientifique.
  • L'inusable Alain Minc, pour sa tranquille prétention, en février 2021 chez Boursorama, à nous faire lire ce qu'il n'a pas lu, un manuel sur la faillite de Lass (prononciation fautive et désuète) et sur la tulipe.
  • à l'essayiste libéral Charles Gave, qui pourtant s'approche de plusieurs constats que font aussi les bitcoineurs, mais qui dans une interview sur la chaine Youtube Grand Angle s'est cru obligé de faire le détour hollandais, quitte à placer malencontreusement l'histoire en 1710...
  • au renommé et illustre Daniel Cohen, mon camarade de l'École normale supérieure (math), professeur d'économie à ladite école de la rue d'Ulm (section mathématiques), vice-président de l'École d'économie de Paris, éditorialiste au Monde, chroniqueur à L'Obs, président du conseil scientifique de la Fondation Jean-Jaurès et (ce qu'on ne rappelle jamais à l'antenne où l'on ne précise point ces détails) conseiller de la Banque Lazard ; prix attribué pour un article bâclé et d'une rare médiocrité, publié le 14 juin 2021 dans l'Obs sous le titre Pour comprendre le bitcoin, il faut regarder l’histoire de la tulipe où il réussit le double exploit de faire une faute dans le titre en parlant de Bictoin (corrigé grâce à la fureur des tweeteurs) et de dater la crise hollandaise de 1617, avant d'enchaîner les copier-coller (dont un article de François Reynaert datant de 2018) et de citer le marronnier de l'homme qui a mangé le bulbe (sans rappeler toutefois que ceci s'est passé un gros demi-siècle plus tôt).
  • à Fabio Lopes Abreu, qui se présente comme un regard critique sur la finance tout en écrivant sur le site Investir.ch où il a publié le 25 juin 2021 un article intitulé Le plus grand casino du monde condescendant et souvent à côté de la plaque mais où on trouve cette perle : Si les ETF avaient existé en 1637, un financier en aurait probablement proposé un sur les oignons de tulipe (ticker BULB NA) . C'est drôle : il y avait déjà un marché à terme, sauvagement transformé en marché d'option. Ce monsieur a raison : la sottise des financiers est souvent très grande.
  • au professeur Jen-Michel Servet, inusable promoteur des monnaies du lien, pour sa note publiée le 19 juillet 2021 par l'Institut Rousseau sous le titre Le Bitcoin, mirage monétaire et désastre écologique : on doit saluer la présentation honnête et précise qu'il fait de l'événement, même s'il le situe aux Pays-Bas ce qui m'agace toujours et qu'il nous ressert l'argument Wellink. À noter que JM Servet a déjà été positivement cité sur ce blog pour sa pertinente critique du mythe de troc !
  • à M. Marc Fiorentino, pour son sermon grandiloquent du (vendredi) 13 mai 2222  des bulles et des krachs .
  • à M. Guillaume Fonteneau qui, pour ainsi dire dans le même promo de mai 2022 nous a sorti cela sur son Blog Patrimoine

Il n'y a pas (encore) de remise solennelle du Prix Tulipe, mais cela viendra. J'avais à l'origine envisagé de demander au roi Willem-Alexander si cela lui plairait. Après tout, la tulipe est hollandaise, et lui-même est chef de la Maison d'Orange, une allusion colorée plutôt bienvenue. À terme, seul un monarque légitime régnant paisiblement sur un État ayant fait de Bitcoin sa monnaie légale me parait envisageable. Si l'exemple du Salvador fait tâche d'huile...

le prix tulipe remis par le chef de la Maison d'Orange ? Fr

Publié le mercredi 3 janvier 2018 par Jacques Favier

Commentaires

1. Le samedi 6 janvier 2018, 20:23 par Jean-François Faure

Comme je suis fan de son travail et que j’ai de l’humour sur ma propre personne je partage cet article qui décerne le Prix Tulipe à ceux qui ont comparé (comme moi) le bitcoin à la (probable) crise des tulipes du XVIIeme siècle.

Par contre je pense que je vais moi aussi créer un prix, le Golden Award, pour ceux qui comparent le bitcoin à l’or pour tenter d’expliquer à leur mère ce qu’est la cryptomonnaie, sans vraiment connaître l’or et son potentiel actuel comme monnaie open-source.

JFF

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Merci Jean-François Faure ! Il m'arrive de comparer le bitcoin à l'or (avec les précautions qui s'imposent) mais sans jamais méconnaitre les qualités de ce métal. J'ai commencé ma vie comme égyptologue, et me souviendrai toujours que l'or est la "chair des dieux" ! Pour le reste j'ai aussi comparé le bitcoin aux pièces d'or en chocolat, et certainement pas par dérision. Ce n'est pas un hasard si l'on préfère offrir des pièces en chocolat imitant les napoléons ou les louis plutôt que des chewing-gum emballés dans de faux euros...

JF